L'odeur de la Rose. Roman en cours d'écriture 4ème de couverture.

L'odeur de la Rose. Roman en cours d'écriture 4ème de couverture.
Je marchais sous la pluie d'un pas pressé, sans vraiment prendre le temps de regarder autour de moi. Les gouttes frappaient mon visage ; cette douche froide avait quelque chose d'agréable. Cela l'aurait été encore plus si je ne m'étais pas retrouvé trempé jusqu'aux os en rentrant chez moi. L'orage grondait dehors. Les éclairs déchiraient le ciel noir et épais. Je m'assis sur le gros fauteuil défoncé en face de la télévision. J'éteignis toutes les lumières à l'exception de ma lampe de chevet, qui donnait à la pièce un éclairage blafard, presque tamisé. Et vous savez en cet instant, comme je me suis senti vivre, sur mon derrière affalé. Cela se passait quelque part entre l'orage et moi ; une existence impalpable et mouvante, mais dont la présence me pénétrait. Et soudain le tonnerre gronda dans les abysses ténébreux et inquiétants de la nuit et allez savoir pourquoi, cela m'a fait sourire. Je me demandais ce que pouvait bien faire Jeanne en ce moment. Riait-elle aussi, confortablement assise dans son vieil appartement ? Jeanne. Elle me manquait terriblement. Et c'est justement dans ces instants là, lorsque la pluie, pleine de drame et de poésie, vous fait sourire, que vous vous rendez compte que vous êtes seul
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 07:05

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 07:58

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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 07:45

La guerre.

La guerre.
Une armée, 500 000 hommes, prêts à tout donner pour eux et leurs camarades. Leur seule idée : Tuer le maximum d'ennemis et en ressortir vivant, dans l'espérance d'être un héros. Des héros, ils le seront tous, vivants ou morts, dans la mémoire ou dans la réalité. Le seront-ils pour leurs actes, nul ne le sait, les morts emporteront avec eux leurs dernières paroles car sur le champ de bataille les paroles ressemblent à des explosions. Il y aura quelques hommes qui survivront et qui selon leur bon vouloir, feront des défunts héros, traîtres ou lâches. Mais comme le veut la tradition, les héros sont des morts pour la nation. Qui aurait pu croire qu'un jour, tuer un homme seraiit un acte de bravoure et de courage ? Comment aurait-on pu imaginer qu'à un moment, on glorifierait l'homme pour des actes bestiaux ? Le choix est simple sur les champs de bataille. On meurt en héros, on survit en l'état de bête sauvage. Ce qu'il faut fixer, c'est la limite humaine à tous les actes que l'on commet, pour savoir à quel moment on ne l'est plus. La modestie des héros de guerre ressemblent en fait à de la honte, et sincèrement je les comprends puisque c'est ce qui me fait alors dire qu'ils ne sont pas totalement démunis d'humanité. Comment dans l'esprit d'un homme, peut on associer une quelquonque gloire à une si grande barbarie ? Il faut ne pas l'avoir vécu pour y trouver de l'honneur et du courage. Ce n'est pas la faute du soldat en fait, c'est la faute de l'homme qui gouverne. Et je suis d'accord pour dire qu'il est le seul responsable des actes de ces hommes.

A quelques milliers de kilomètres de là, un enfant, recroquevillé entre les jambes de sa mère. Tout à coup il se réveille en sursaut :

" _ Quand est ce qu'il rentre Papa ?"

Et la mère se mit à pleurer. Car au fond elle savait que même si un homme rentrait un jour, ce serait soit les pieds en avants, ou quand bien même serait-il vivant, ce ne serait plus Papa.

# Posté le jeudi 27 août 2009 05:43

Estival

Elle a fait la seule chose qui aurait pu me dissuader de lui donner mon coeur, elle s'est vendue à moi, offerte, comme une vulgaire boîte de chocolat. En me faisait l'amour dès le premier soir, elle a ruiné en moi tout espoir. Je ne crois plus en la femme, je ne crois plus en rien, je le sais bien c'est infâme, mais c'est le destin. Je voyais déjà en elle, les promesses illusoires de l'amour, il y avait dans ces cils, quelque chose de lourd, un juste milieu entre la désinvolture et une classe sublime. Ses yeux qui me transpercaient, aujourd'hui son vide, se peut-il que le charme, soit de nature futile ? Qu'est ce que le charme sinon, quelque chose d'irrationnel et d'inexplicable. Cela fait de lui la première victime de la réalité, lorsqu'on est amoureux, on est envoûté, lorsqu'on se rend compte de tout, il n'y a plus rien. Ces yeux deviennent ordinaires et le charme devient pure catin. Que c'est laid une femme qui se donne, c'est dans mon antre que la timidité résonne. J'attendais d'elle quelque chose de plus, une étincelle, pas seulement une flamme incandescante. Elle a brisé l'avenir, en se jetant sur le présent, à présent ce qu'il y avait de bien à y voir n'est que poussière, lentement je me vois, quelques jours en arrière. Seul dans ce parc, mirant sa nature superbe, quelques cheveux longs des yeux pénétrant et je gamberge. Il suffit que l'une d'elles me regarde d'un peu trop près, que leurs yeux s'appuient un peu trop sur moi et j'exulte, je suis amoureux !
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# Posté le vendredi 24 juillet 2009 16:07

L'écriture.

Une cigarette à demi consummée, à cheval sur un cendrier jaune. La tête dans le ciel, les pieds bien sur terre, au plus profond de soi on trouve l'absinthe, nourriture de l'esprit. Être quelqu'un d'autre, dans les catacombes de son corps, c'est là tout le génie de l'inspiration. Une sorte de hâle devant les yeux, les mains commandées par le seul désir de mettre une forme concrete sur quelque chose de vague. C'est frustrant au début, mais le travail et surtout l'instruction, nous donnent les moyens de matérialiser la pensée. Quelques stylos, de l'encre et du papier, des siècles de civilastion, de culture et d'écriture et nous voilà à même de dire et de décrire les maux du corps et de l'esprit en quelques mots. Quelques lettres, quelques formes alambiquées qui ont un sens commun et pour lesquelles chacun trouve une signification. Parler au nom de soi, pour tous et pour chacun. Du reste, se sentir écouté par les autres, être le centre d'intérêt pendant les quelques futiles minutes d'attention de quelques personnes. Aller même jusqu'à souffrir pour que l'illusion d'exister naisse. Quelqu'un disait, que les paroles partent, que les écrits restent. Nous avons trouvé dans l'écriture, l'égoïsme de partager des sentiments qui n'appartiennent qu'à nous et qui ressemblent à ceux des autres. La nature première de la littérature étant de partager, celle ci je regrette, n'est d'abord qu'un égoïsme, puis est ensuite une générosité maîtrisée. Il faut pour cela, penser les gestes des autres et les ramener à soi pour réfléchir à leur sens. Une sorte de psychologie basée sur les réactions externes, visant à expliquer l'introspection générale, en somme, une thérapie de groupe fournie par un seul être.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 09:07