Elle a fait la seule chose qui aurait pu me dissuader de lui donner mon coeur, elle s'est vendue à moi, offerte, comme une vulgaire boîte de chocolat. En me faisait l'amour dès le premier soir, elle a ruiné en moi tout espoir. Je ne crois plus en la femme, je ne crois plus en rien, je le sais bien c'est infâme, mais c'est le destin. Je voyais déjà en elle, les promesses illusoires de l'amour, il y avait dans ces cils, quelque chose de lourd, un juste milieu entre la désinvolture et une classe sublime. Ses yeux qui me transpercaient, aujourd'hui son vide, se peut-il que le charme, soit de nature futile ? Qu'est ce que le charme sinon, quelque chose d'irrationnel et d'inexplicable. Cela fait de lui la première victime de la réalité, lorsqu'on est amoureux, on est envoûté, lorsqu'on se rend compte de tout, il n'y a plus rien. Ces yeux deviennent ordinaires et le charme devient pure catin. Que c'est laid une femme qui se donne, c'est dans mon antre que la timidité résonne. J'attendais d'elle quelque chose de plus, une étincelle, pas seulement une flamme incandescante. Elle a brisé l'avenir, en se jetant sur le présent, à présent ce qu'il y avait de bien à y voir n'est que poussière, lentement je me vois, quelques jours en arrière. Seul dans ce parc, mirant sa nature superbe, quelques cheveux longs des yeux pénétrant et je gamberge. Il suffit que l'une d'elles me regarde d'un peu trop près, que leurs yeux s'appuient un peu trop sur moi et j'exulte, je suis amoureux !